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Kyle Alden Martens, Split Hairs, Diagonale 2026. Crédits photo: B. Brookbank





























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​Kyle Alden Martens tient à remercier le Conseil des arts du Canada, le Conseil des arts et des lettres du Québec, B. Brookbank, Elizabeth Johnson, Maddie McNeely, Elliott Elliott, Allison Higgins, Marc-Olivier Hamelin, Alyson Samways, Gisela Braune, Quin England, Jade Wasko England, Chloé Grondeau, Khadija Ben Ali et Patel Brown pour leur soutien à la production et à l'installation de cette exposition.

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exposition
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SPLIT HAIRS
KYLE ALDEN MARTENS

16.01-28.02

Vernissage: 16.01, 17h


​Diagonale est heureux de commencer l'année 2026 avec une proposition personnelle de l'artiste Kyle Alden Martens. ​



Artiste originaire de Saskatchewan installé depuis plusieurs années à Montréal, Kyle Alden Martens poursuit à Diagonale sa réflexion sur les subjectivités queer et les formes qu’elles empruntent, tout en réexposant ses familiers à de nouvelles échelles et temporalités. Tissu, cuir et couture constituent ainsi un vocabulaire plastique au service des corps qui se fabriquent, se lisent et se projettent. 
 
L’installation « Split Hairs » est composée de sculptures suspendues dont l’ampleur rompt avec l’économie discrète des gestes antérieurs. Là où les précédentes itérations revêtaient une dimension souvent humaine voire parfois réduite, le visiteur fait face ici à des structures qui dominent l’espace et le corps. Plus que de simples occurrences offertes au regard, leur imposante présence opère un basculement ontologique où le déséquilibre d’échelle devient le lieu d’une politisation implicite. Cet engagement visuel par lequel Martens semble repenser les identités traditionnellement tenues pour fixes, en trajectoires mouvantes, n’est pas sans rappeler la théorie du « futur dans le présent » [1] de José Esteban Muñoz. Au cœur de celle-ci, le chercheur cubano-américain met en exergue l’expression d’un devenir que performent les communautés minorisées, non comme projection utopique, mais comme vibration concrète déjà perceptible dans les gestes et les matérialités contemporaines. Des œuvres qui se trouvent à la fois ancrées dans le présent et tendues vers une durée queer qui refuse la continuité normative.
 
Accrochées en série aux longues ossatures métalliques, vestes aux fils de couture apparents et bottes aux semelles ponctuellement retournées invitent le visiteur au sein du processus créatif dans un jeu de caché- montré. Mais plus qu’une intention de visibiliser, ces dispositifs prolongent la réflexion en ajoutant la répétition au refus d’une chrononormativité [2]. Ciseaux, dés à coudre et montres volontairement opacifiées sont disposés ici et là comme autant d’indices d’un régime temporel en fuite. En brouillant les instruments mêmes qui mesurent le temps et en répétant les éléments qui composent « Split Hairs », l’artiste n’induit pas une suspension mais une désarticulation. Le temps n’est plus la trame invisible sur laquelle se déposent les pièces, il devient une substance conflictuelle, variable et dissidente qui fracture la linéarité et produit des rythmes qui ne répondent plus aux impératifs reproductifs, sociaux et économiques d’une existence prédéterminée.
 
Une temporalité devenue matière que Kyle Alden Martens nourrit par la lecture d’ « Orlando » de Virginia Woolf, tout au long de la production de son exposition. Auteure moderniste majeure du XXe siècle, celle-ci y dresse le portrait d’un personnage éponyme qui parcourt les époques en empruntant tour à tour les traits du féminin et du masculin, tels que traditionnellement définis. L’œuvre écrite n’est pourtant pas à voir comme une simple référence littéraire mais presque en tant qu’infrastructure-modèle où le sujet franchit les régimes de genre de la même façon que l’on traverse des environnements. Celle-ci agit ici en une sorte de protocole de lecture permettant de comprendre la manière dont Martens manipule les matériaux pour penser une subjectivité fluide et ouvrir plus largement à un devenir autre, attentif aux tensions entre corps, durée et narratifs.

- Chloé Grondeau​

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[1] « The insistence of a future in the present ». Traduction libre de l’autrice.
[2] Concept de l’autrice Elizabeth Freeman selon lequel les existences se dérouleraient
​via une trajectoire prévisible et linéaire
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